[09/03/2010] SM le Roi donne le
coup d'envoi des travaux de construction du barrage Moulay
Boucheta dans la province de Tétouan .
SM le Roi Mohammed VI a donné, lundi
dans la commune rurale de l'Oued relevant du Caidat Beni
Hassan (province de Tétouan), le coup d'envoi des
travaux de construction du barrage Moulay Boucheta sur Oued
Moulay Boucheta, pour un investissement global estimé
à 400 millions de DH.
A cette occasion, des explications ont été
fournies à SM le Roi sur cet important projet hydraulique
qui assurera d'une façon durable et régulière
l'alimentation en eau potable de la ville de Chefchaouen
et des centres avoisinants et l'irrigation des terres agricoles
situées à l'aval du barrage.
Cette structure hydraulique, dont la réalisation
s'inscrit dans le cadre des efforts visant le développement
et la valorisation de l'agriculture dans le bassin du Loukkos
à travers la mobilisation de nouvelles ressources
en eau de surface, permettra de réduire la pression
sur "Aïn Ras El Maa", unique source d'approvisionnement
en eau potable de la ville de Chefchaouen, comme elle constituera
une alternative à la surélévation du
barrage Ali Thailat qui connaît un taux d'envasement
élevé.
Avec une capacité de retenue de
12 millions de m3 (Mm3), le futur barrage, qui sera fin
prêt dans 36 mois, contribuera également à
la régularisation d'un volume de 5 Mm3/an dont 3
Mm3 serviront à l'alimentation en eau potable et
2 Mm3 à l'irrigation.
Financé par le Fonds saoudien de
développement et le budget général
de l'Etat, le projet comprend le barrage principal, les
ouvrages annexes constitués d'un évacuateur
de crues, d'une vidange de fond, des prises d'eau et d'une
dérivation provisoire.
La réalisation de l'ouvrage, situé
à 12 km au Nord-Ouest de la ville de Chefchaouen,
nécessitera l'excavation d'un volume de 100.000 m3,
la mise en place de 1.200.000 m3 des remblais ainsi que
la réalisation de 7.400 m des forages pour le voile
d'étanchéité et le voile de drainage.
Par la même occasion, le Souverain
a suivi une présentation du projet d'aménagement
hydro-agricole du périmètre d'irrigation Dar
Aqoubaâ en aval du barrage Moulay Boucheta, doté
d'une enveloppe budgétaire de 50 millions DH.
Supervisé par le ministère
de l'Agriculture et de la Pêche maritime, ce projet
vise à augmenter la production agricole, à
travers l'extension des superficies réservées
à l'arboriculture, au maraîchage et aux légumineuses,
à assurer l'irrigation régulière de
400 ha et à valoriser les eaux d'irrigation.
Le projet, qui table sur une augmentation
de la production agricole annuelle d'une valeur de 10 millions
de DH et ambitionne de générer une dizaine
de postes d'emplois stables, prévoit la réalisation
des principaux ouvrages hydro-agricoles et d'un canal d'un
linéaire de 6 km, la mise en place d'un réseau
d'irrigation et de pompage des eaux sur un périmètre
de 400 ha et l'aménagement de routes d'une longueur
de 4 km.
SM le Roi a également suivi des
explications sur le projet de renforcement de l'alimentation
en eau potable de la ville de Chefchaouen et des centres
et douars avoisinants à partir du Barrage Moulay
Boucheta, pour un coût total de 400 millions de DH.
Les travaux programmés dans le cadre
de ce projet, mis en œuvre par l'Office national de
l'eau potable (ONEP), se fixent pour priorité de
sécuriser l'alimentation en eau potable de 143.000
habitants répartis sur la ville de Chefchaoun (39.000
personnes), sur trois communes rurales relevant de la province
de Tétouan et six communes rurales de la province
de Chefchaouen (104.000 personnes).
Le projet, qui sera achevé courant
2015, porte sur la réalisation d'une station de traitement
d'une capacité de 150 litres par seconde, de 565
km de conduites d'adduction, de 27 stations de pompage et
de 17 réservoirs.
SM le Roi a également suivi des
explications sur le projet d'aménagement du bassin
versant en amont du futur barrage Moulay Boucheta, doté
d'une enveloppe budgétaire de 14 MDH.
Ce projet, supervisé par le Haut
Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte
Contre la Désertification, vise la lutte contre l'érosion,
la réduction de 50 pc de l'envasement annuel au niveau
du futur barrage, outre sa contribution au développement
humain à travers notamment l'amélioration
des revenus de la population locale estimée à
7.000 personnes.
Etalée sur une période de
trois ans, la réalisation de ce projet, qui s'inscrit
dans le cadre d'une approche sectorielle mise en oeuvre
avec la participation des populations locales, ambitionne
de lutter contre l'érosion, réduire le rythme
d'envasement du barrage, réhabiliter et préserver
les écosystèmes forestiers et sécuriser
le domaine forestier à travers notamment le reboisement
et la reconstitution des forets (350 ha) et la distribution
de 200.000 plants fruitiers.