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La tendance des Investissements
Des mastodontes au Maroc
Des efforts pour relancer l'investissement
Investissement par reconversion de la dette
La dynamique se poursuit au niveau interne


 

La tendance des Investissements:

Au terme de l'année 2000, les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers s'établissent à 12.363,7 millions DH contre 18.459,5 millions de DH et accusent ainsi une baisse de 33% ou -6.095,8 millions de DH.
Au moment où l'investissement étranger baisse, les effort de l'épargne nationale rétablissent l'équilibre au sein de la dépense en investissement pour l'année 2000.
Toutes les enquêtes convergent vers une seule tendance: plus des deux tiers des enveloppes sont affectées au renouvellement des moyens de production. La création d'entreprise vérifiée grâce aux certificat négatifs, dénote en effet que la mise à niveau bat son plein. Cependant, loin d'être générale, cette mise à niveau apparaît beaucoup chez des branches d'activité et reste quasi nulle dans d'autres. L'industrie alimentaires vient en tête de série avec un taux d'investissement de 75% destinés à la fois à l'amélioration et l'extension de l'activité. L'industrie textile vient en seconde position avec un taux de renouvellement de 60%.

Des mastodontes au Maroc:

Des noms de renommée mondiale se sont installés au Maroc soit dans le cadre d'une délocalisation, soit carrément par redéploiement stratégique vers des pays à potentiel de croissance. Accor, Sol Mélia dans le secteur du tourisme, Telephonica et Vivendi dans les télécoms avec une tendance vers la gestion déléguée pour le français. Rien que pour le premier trimestre 2001, l'opérateur touristique Accor a présenté un plan de développement portant sur un investissement de 1,2 milliards de DH à Casablanca sans compter les projets à Agadir, Marrakech et Ouarsasate. Vivendi et Telephonica eux, se sont lancés dans l'aventure télécoms au Maroc, par une prise de participation dans le capital de Maroc Telecom pour le premier (23,3 milliards) et l'acquisition de la licence GSM pour le second (11 milliards de DH). L'opérateur espagnole est aussi actif dans la branche call center alors que le français s'est déjà adjuger la gestion délégué de l'assainissement à Tanger en partenariat avec l'ONA.

Des efforts pour relancer l'investissement:

Pour mettre fin au blocage administratif, le gouvernement a mis en place une commission interministérielle en 1998. L'objectif de cette commission est d'étudier les projets de grande envergure. Ainsi, Depuis sa création elle a permis le déblocage de 63 dossiers d'investissement portant sur une enveloppe globale d'environ 12,4 milliards de Dirhams et destinés à créer près de 12.277 emplois nouveaux. Elle a permis également l'adoption de 27 conventions pour un investissement avoisinant les 28,4 milliards de DH et la création de près de 26.934 emplois nouveaux. Des formules similaires sont actuellement en rodage dans les préfectures suite à l'appel à la conformité avec le nouveau concept de l'autorité.

Investissement par reconversion de la dette:

Le mécanisme de la reconversion permet de drainer des ressources supplémentaires dans le cadre d'un accord sur le traitement de la dette de certains pays partenaires. Trois pays Etats se sont inscrit dans dynamique en accordant au Maroc des facilités d'investissement. Il s'agit de la France, de l'Italie et de l'Espagne.
Dans l'ensemble, le gouvernement italien va ouvrir une vanne de 250 milliards de Lires italiennes pour financer 33 projets. Le taux indicatif sera compris entre 5,5 et 7% et les équipementiers doivent être italiens. Certaines sociétés italiennes peuvent également postuler à des grands projets d'infrastructure. Ainsi, les investissements italiens au Maroc suivent une courbes ascendante, en 1998 et 1999, ils sont passés de 11 milliards de lires (60,6 millions de DH) à 21,3 milliards de lires (133,1 millions de DH).

De même, le Maroc et l'Espagne ont signé deux accords de coopération d'une valeur de 90 millions de Dollars. Le premier concerne des investissements d'un montant de 50 millions de Dollars, qui seront réalisés dans les régions du Nord. Ces investissements sont financés en intégralité par le Fonds d'Aide au Développement. Ce programme, qui sera réalisé sur une période de deux ans renouvelable, concerne les secteurs hydrauliques et d'assainissement liquide, l'environnement, l'énergie, l'agriculture, les infrastructures, les télécommunications, le transport, l'éducation et la santé. Le second accord porte sur la conversion en investissements d'une troisième tranche, d'un montant de 40 millions de Dollars, de la dette marocaine envers l'Espagne.
Et enfin, la mise en place, récemment, de la troisième tranche portant sur 700 millions de FF, convertible en investissements privés français. Les deux tranches précédentes, d'un montant total de 2 milliards de FF, avaient porté sur des projets de tailles diverses dans des secteurs variés (infrastructure et tourisme notamment). Deux types d'investissement sont éligibles au mécanisme de conversion. D'abord, les investissements en capital pour "financer un projet nouveau, l'extension d'un projet existant ainsi que les prises de participations dans les entreprises marocaines". Ensuite, les investissements étrangers ou non au Maroc, ainsi que les résidents marocains à l'étranger.

La dynamique se poursuit au niveau interne:

Par contre, la dynamique de l'investissement s'est poursuivie en 2000, surtout dopée par la modernisation de l'outil productif. Ainsi, la formation brute du capital fixe progresserait de 5,8%, portant le taux d'investissement de 24,3% en 1999 à 25% en 2000.
L'épargne nationale accuserait par contre une baisse de 2%, avec un taux d'épargne de 21,7% en 2000 contre 22,8% en 1999. Cette évolution s'expliquerait en partie par le repli en 2000 de l'épargne publique qui comprenait en 1999 les recettes de la 2ème licence GSM. La tendance est inversée en 2001, justement grâce à l'ouverture du capital de Maroc Telecom qui a drainé 23,3 milliards de DH au caisse du Trésor. Le programme d'investissement du gouvernement sera ainsi dopé par cette recette exceptionnelle.
Autre indicateur de la progression de l'investissement au niveau interne, les concours à l'économie ont progressé au terme de l'année précédente de 10,5%, portant ainsi le total des concours bancaires à 205,4 milliards de DH. Notons le développement sensible de ces concours aux sociétés de financement en hausse pour s'établir à 8,51 milliards de DH. Ce sont les crédits à l'équipement qui se taillent la part du lion.

La répartition par allocation fait ressortir que 44,22 milliards de DH ont servi à l'acquisition de matériels d'équipement. Le crédit immobilier le suit de près avec 27,02 milliards de DH et les crédits à la consommation 8 milliards de DH.

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