SM le Roi Mohammed VI a reçu lundi dernier
au palais Marchane à Tanger, M. Abdelouafi Laftit
que le Souverain a nommé président directeur
général de la société d'aménagement
pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville.
Cette nouvelle société d'aménagement
assurera, conformément aux Hautes Instructions
Royales en la matière, le pilotage du projet de
reconversion et de qualification de la zone portuaire
de Tanger ville, un projet d'envergure à présent
envisageable grâce au transfert prochain de la grande
majorité des liaisons maritimes vers Ie nouveau
port Tanger Med Passagers, qui entrera en service dans
les tout prochains mois.
Le capital de la société sera détenu
par l'Etat, le Fonds Hassan Il, la ville de Tanger, l'Agence
nationale des ports et l'Agence pour la promotion et le
développement des provinces du Nord.
Le projet de qualification de la zone portuaire de Tanger
est primordial pour le devenir de la ville, tant sur le
plan urbanistique que touristique. Il a pour ambition
de redonner à la cité du Détroit
sa place historique au sein des plus grandes cités
méditerranéennes et de faire du port de
Tanger ville l'un des premiers ports de plaisance et de
croisière en Méditerranée.
Dans le domaine économique, L'immigration,
l'intégration et le co-développement sont
les thématiques sur lesquelles s'est focalisé
le débat lors de la 2ème Journée
des Marocains de Madrid, tenue samedi dernier avec la
participation d'associations de Marocains d'Espagne, de
membres de la communauté marocaine et de représentants
d'Ong espagnoles.
Organisée par le "Mouvement pour la Paix"
en collaboration avec des associations marocaines en Espagne,
cette rencontre se veut un espace de débat et de
réflexion sur la situation des Marocains résidant
à Madrid et le rôle qu'ils peuvent jouer
en tant qu'agents de développement dans les pays
d'origine et d'accueil.
Initiée sous le thème "de l'immigration
au développement", cette journée vise
à jeter la lumière et à attirer l'attention
des Marocains résidant à Madrid et sa région,
notamment les acteurs de la société civile,
sur les rapports entre migration et co-développement.
Elle ambitionne également d'aider à trouver
des mécanismes d'action à même de
favoriser le travail en réseau des différentes
associations d'immigrés marocains à Madrid,
dans l'objectif de mettre en œuvre des projets communs
au service des immigrés marocains et de leur intégration.
S'exprimant lors de l'ouverture de cette rencontre, la
présidente du "Mouvement pour la Paix",
Francisca Sauquillo, a mis l'accent sur l'importance du
travail en réseau en tant que mécanisme
de renforcement de la coopération entre les membres
du tissu associatif marocain en Espagne, ajoutant qu'il
s'agit d'un moyen important pour mieux cerner les problèmes
et les besoins de la communauté marocaine.
Carmen Olabarria, responsable de la section "Développement"
au sein de la municipalité de Madrid, a relevé
que ce genre de rencontres axées sur le rapport
entre immigration et développement revêt
un intérêt particulier, surtout dans cette
conjoncture de crise économique.
Olabarria a appelé, par ailleurs, à mener
une réflexion sur l'impact économique des
Marocains résidant à Madrid sur le développement
de leur pays d'origine, sachant que la valeur de leurs
transferts d'argent vers le Maroc s'est élevée
à près de 73 millions d'euros en 2008.
Le porte-parole de l'Association des universitaires marocains
de Madrid, Said Bourhim, a relevé l'importance
de ce type de rencontres qui permettent aux membres de
la communauté marocaines de se rencontrer et de
débattre au sujet de différentes questions
les concernant.
Il a souligné que les universitaires marocains
à Madrid ont tenu à prendre part à
ce débat, vu la mission qu'ils peuvent assumer
en faveur de l'amélioration de l'intégration
des immigrés marocains en Espagne et de la promotion
de leur image auprès de la société
d'accueil, ainsi que dans l'accompagnement de la deuxième
génération des Marocains issus de l'immigration,
notamment pour le renforcement des liens avec le pays
d'origine.
Au programme de cette journée figurent des ateliers
et une conférence sur des questions se rapportant
à l'immigration marocaine en Espagne, notamment
"le collectif marocain en Espagne face à la
crise" et "le collectif marocain et le problème
de la participation politique".
La rencontre a été marquée également
par la projection d'un documentaire intitulé "Entre
dos aguas" (Entre deux rives), qui a été
suivi d'un débat sur l'intégration des immigrés
et de leurs enfants.
Cette manifestation a été organisée
en collaboration avec l'Agence Espagnole de Coopération
Internationale pour le Développement (AECID), la
municipalité de Madrid, l'Association socioculturelle
Ibn Batouta, l'Association des universitaires marocains
de Madrid (AUM), l'Association Tayba et l'Association
AIAMA.
Le ministre néerlandais de l’intégration,
Eberhard Van der Laan, qui était en visite au Maroc
la semaine dernière a réclamé la
libéralisation des transferts d’argent vers
les Pays Bas, la suppression de la liste des prénoms,
l’amélioration de la procédure d’expulsion
et le droit de renoncer à la nationalité
marocaine.
Dès le début de sa visite, le ministre néerlandais
s’est dit déçu de la lenteur des procédures
d’expulsion de Marocains en situation irrégulière.
D’après un accord signé en 2009, c’est
au Maroc de définir la nationalité de ses
ressortissants avant de donner son feu vert. Sauf que,
pour les Pays Bas, le Maroc ne valide pas systématiquement
les expulsions.
"Certains sujets doivent être rediscutés
trop souvent avec le Maroc, des avancées sont nécessaires.
Ce n’est pas si compliqué à régler"
a déclaré Van der Laan mardi à Rabat.
Le diplomate néerlandais a également abordé
différents problèmes auxquels sont confrontés
les MRE des Pays Bas, notamment le rapatriement de leur
argent, la double nationalité et la liste des prénoms
obligatoires.
Lors de sa rencontre avec le ministre délégué
des MRE, Mohamed Ameur, au sujet de la liste de prénoms,
ce dernier a démenti l’existence d’une
telle liste . Cette liste, pourtant présente sur
le site du ministère de l’Intérieur,
est imposée depuis plusieurs années aux
ressortissants marocains, et ce aussi bien au Maroc qu’à
l’étranger.
En choisissant un prénom absent de la liste et
donc considéré comme "non marocain",
les parents ne peuvent transmettre leur nationalité
à leurs enfants, leur enlevant par la même
occasion le droit à un passeport et le droit d’hériter.
Face à ce démenti de Mohamed Ameur, Eberhard
Van der Laan s’est engagé à fournir
un certain nombre de cas au Maroc avant la fin de l’année.
Le ministre néerlandais a également demandé
au Maroc d’autoriser les transferts d’argent
du Maroc vers les Pays Bas. Selon lui, le Maroc pencherait
pour une réponse positive mais n’a pas encore
fait de déclaration officielle.
Cette libéralisation devrait permettre aux Marocains
des Pays Bas de rapatrier leur argent vers leur pays d’accueil.
Selon la loi en vigueur, il est impossible d’exporter
plus de 1000 euros du Maroc.
Dernière demande des Pays-Bas, le droit de renoncer
à la nationalité marocaine, ce qui devrait
permettre une meilleure intégration, selon les
autorités néerlandaises, dans le pays d’accueil.
Peu de chances cependant que le Maroc accède à
cette demande.
Sur le plan culturel, à l’instar
des Goethe Instituts en Allemagne ou Institutos Cervantès
en Espagne, tous les centres et instituts français
à l’étranger vont prendre le nom d’«Instituts
Victor Hugo» afin d’imprimer une marque unique
au réseau culturel français
Dans le monde, les «Instituts Victor Hugo»
résulteront de la fusion, dans le pays où
la présence française est multiple, des
centres, instituts culturels et autres services d’action
culturelle des ambassades.
La ville de Bruxelles accueille du 10 au 16 février
2010 une semaine consacrée aux premières
femmes maghrébines arrivées en Belgique.
Cette manifestation, tenue sous le thème "Mémoire
des mères et des grands-mères", vise
à rendre hommage cette partie silencieuse de l’immigration.
Pendant une semaine, l’histoire et le combat de
ces femmes dans leur adaptation à la société
belge, sera mis en lumière lors de différentes
activités culturelles organisées dans la
capitale belge.
Au programme :
- 10/02 au 27/02 : Exposition "Ma mère et
moi"
- 11/02 : Débat avec Camille Lacoste Dujardin,
ethnologue, spécialiste de la culture berbère
et directrice de recherche au CNRS
- 11/02 : Théatre "l’Ulyse kabyle"
- 12/02 : Cinéma "L’arrière-pays"
de Safia Benhaïm
- 12/02 au 14/02 : Théatre "Aïni Iften"
- 16/02 : Lecture "Les milles et une nuits"
contées par Christine Adrien et Magalie Mineur
.
Toutes ces activités se dérouleront à
l’Espace Magh, espace culturel maghrébin
organisateur de la semaine bruxelloise de la femme maghrébine.