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La Fondation Hassan au service des Marocains Résidant à l'Etranger
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La fondation Hassan II pour les MRE

Rétrospective de la semaine du 08 Février 2010

SM le Roi Mohammed VI a reçu lundi dernier au palais Marchane à Tanger, M. Abdelouafi Laftit que le Souverain a nommé président directeur général de la société d'aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville.

Cette nouvelle société d'aménagement assurera, conformément aux Hautes Instructions Royales en la matière, le pilotage du projet de reconversion et de qualification de la zone portuaire de Tanger ville, un projet d'envergure à présent envisageable grâce au transfert prochain de la grande majorité des liaisons maritimes vers Ie nouveau port Tanger Med Passagers, qui entrera en service dans les tout prochains mois.

Le capital de la société sera détenu par l'Etat, le Fonds Hassan Il, la ville de Tanger, l'Agence nationale des ports et l'Agence pour la promotion et le développement des provinces du Nord.

Le projet de qualification de la zone portuaire de Tanger est primordial pour le devenir de la ville, tant sur le plan urbanistique que touristique. Il a pour ambition de redonner à la cité du Détroit sa place historique au sein des plus grandes cités méditerranéennes et de faire du port de Tanger ville l'un des premiers ports de plaisance et de croisière en Méditerranée.

Dans le domaine économique, L'immigration, l'intégration et le co-développement sont les thématiques sur lesquelles s'est focalisé le débat lors de la 2ème Journée des Marocains de Madrid, tenue samedi dernier avec la participation d'associations de Marocains d'Espagne, de membres de la communauté marocaine et de représentants d'Ong espagnoles.
Organisée par le "Mouvement pour la Paix" en collaboration avec des associations marocaines en Espagne, cette rencontre se veut un espace de débat et de réflexion sur la situation des Marocains résidant à Madrid et le rôle qu'ils peuvent jouer en tant qu'agents de développement dans les pays d'origine et d'accueil.

Initiée sous le thème "de l'immigration au développement", cette journée vise à jeter la lumière et à attirer l'attention des Marocains résidant à Madrid et sa région, notamment les acteurs de la société civile, sur les rapports entre migration et co-développement.

Elle ambitionne également d'aider à trouver des mécanismes d'action à même de favoriser le travail en réseau des différentes associations d'immigrés marocains à Madrid, dans l'objectif de mettre en œuvre des projets communs au service des immigrés marocains et de leur intégration.

S'exprimant lors de l'ouverture de cette rencontre, la présidente du "Mouvement pour la Paix", Francisca Sauquillo, a mis l'accent sur l'importance du travail en réseau en tant que mécanisme de renforcement de la coopération entre les membres du tissu associatif marocain en Espagne, ajoutant qu'il s'agit d'un moyen important pour mieux cerner les problèmes et les besoins de la communauté marocaine.

Carmen Olabarria, responsable de la section "Développement" au sein de la municipalité de Madrid, a relevé que ce genre de rencontres axées sur le rapport entre immigration et développement revêt un intérêt particulier, surtout dans cette conjoncture de crise économique.

Olabarria a appelé, par ailleurs, à mener une réflexion sur l'impact économique des Marocains résidant à Madrid sur le développement de leur pays d'origine, sachant que la valeur de leurs transferts d'argent vers le Maroc s'est élevée à près de 73 millions d'euros en 2008.

Le porte-parole de l'Association des universitaires marocains de Madrid, Said Bourhim, a relevé l'importance de ce type de rencontres qui permettent aux membres de la communauté marocaines de se rencontrer et de débattre au sujet de différentes questions les concernant.

Il a souligné que les universitaires marocains à Madrid ont tenu à prendre part à ce débat, vu la mission qu'ils peuvent assumer en faveur de l'amélioration de l'intégration des immigrés marocains en Espagne et de la promotion de leur image auprès de la société d'accueil, ainsi que dans l'accompagnement de la deuxième génération des Marocains issus de l'immigration, notamment pour le renforcement des liens avec le pays d'origine.

Au programme de cette journée figurent des ateliers et une conférence sur des questions se rapportant à l'immigration marocaine en Espagne, notamment "le collectif marocain en Espagne face à la crise" et "le collectif marocain et le problème de la participation politique".

La rencontre a été marquée également par la projection d'un documentaire intitulé "Entre dos aguas" (Entre deux rives), qui a été suivi d'un débat sur l'intégration des immigrés et de leurs enfants.

Cette manifestation a été organisée en collaboration avec l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), la municipalité de Madrid, l'Association socioculturelle Ibn Batouta, l'Association des universitaires marocains de Madrid (AUM), l'Association Tayba et l'Association AIAMA.

Le ministre néerlandais de l’intégration, Eberhard Van der Laan, qui était en visite au Maroc la semaine dernière a réclamé la libéralisation des transferts d’argent vers les Pays Bas, la suppression de la liste des prénoms, l’amélioration de la procédure d’expulsion et le droit de renoncer à la nationalité marocaine.

Dès le début de sa visite, le ministre néerlandais s’est dit déçu de la lenteur des procédures d’expulsion de Marocains en situation irrégulière. D’après un accord signé en 2009, c’est au Maroc de définir la nationalité de ses ressortissants avant de donner son feu vert. Sauf que, pour les Pays Bas, le Maroc ne valide pas systématiquement les expulsions.

"Certains sujets doivent être rediscutés trop souvent avec le Maroc, des avancées sont nécessaires. Ce n’est pas si compliqué à régler" a déclaré Van der Laan mardi à Rabat.

Le diplomate néerlandais a également abordé différents problèmes auxquels sont confrontés les MRE des Pays Bas, notamment le rapatriement de leur argent, la double nationalité et la liste des prénoms obligatoires.

Lors de sa rencontre avec le ministre délégué des MRE, Mohamed Ameur, au sujet de la liste de prénoms, ce dernier a démenti l’existence d’une telle liste . Cette liste, pourtant présente sur le site du ministère de l’Intérieur, est imposée depuis plusieurs années aux ressortissants marocains, et ce aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

En choisissant un prénom absent de la liste et donc considéré comme "non marocain", les parents ne peuvent transmettre leur nationalité à leurs enfants, leur enlevant par la même occasion le droit à un passeport et le droit d’hériter. Face à ce démenti de Mohamed Ameur, Eberhard Van der Laan s’est engagé à fournir un certain nombre de cas au Maroc avant la fin de l’année.

Le ministre néerlandais a également demandé au Maroc d’autoriser les transferts d’argent du Maroc vers les Pays Bas. Selon lui, le Maroc pencherait pour une réponse positive mais n’a pas encore fait de déclaration officielle.

Cette libéralisation devrait permettre aux Marocains des Pays Bas de rapatrier leur argent vers leur pays d’accueil. Selon la loi en vigueur, il est impossible d’exporter plus de 1000 euros du Maroc.

Dernière demande des Pays-Bas, le droit de renoncer à la nationalité marocaine, ce qui devrait permettre une meilleure intégration, selon les autorités néerlandaises, dans le pays d’accueil. Peu de chances cependant que le Maroc accède à cette demande.

Sur le plan culturel, à l’instar des Goethe Instituts en Allemagne ou Institutos Cervantès en Espagne, tous les centres et instituts français à l’étranger vont prendre le nom d’«Instituts Victor Hugo» afin d’imprimer une marque unique au réseau culturel français
Dans le monde, les «Instituts Victor Hugo» résulteront de la fusion, dans le pays où la présence française est multiple, des centres, instituts culturels et autres services d’action culturelle des ambassades.

La ville de Bruxelles accueille du 10 au 16 février 2010 une semaine consacrée aux premières femmes maghrébines arrivées en Belgique.

Cette manifestation, tenue sous le thème "Mémoire des mères et des grands-mères", vise à rendre hommage cette partie silencieuse de l’immigration.

Pendant une semaine, l’histoire et le combat de ces femmes dans leur adaptation à la société belge, sera mis en lumière lors de différentes activités culturelles organisées dans la capitale belge.

Au programme :

- 10/02 au 27/02 : Exposition "Ma mère et moi"
- 11/02 : Débat avec Camille Lacoste Dujardin, ethnologue, spécialiste de la culture berbère et directrice de recherche au CNRS
- 11/02 : Théatre "l’Ulyse kabyle"
- 12/02 : Cinéma "L’arrière-pays" de Safia Benhaïm
- 12/02 au 14/02 : Théatre "Aïni Iften"
- 16/02 : Lecture "Les milles et une nuits" contées par Christine Adrien et Magalie Mineur .

Toutes ces activités se dérouleront à l’Espace Magh, espace culturel maghrébin organisateur de la semaine bruxelloise de la femme maghrébine.

 
 

 


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